Réussir son confinement : la nouvelle pression sociale ? 

Beaucoup de personnes partagent leur ressenti sur les réseaux sociaux à propos de la crise que nous traversons. J’ai lu il y a quelques jours un post qui a attiré mon attention…

 

La personne se sentait submergée par tout ce qu’elle avait à faire en ce moment en confinement : travailler à distance, faire la classe aux enfants, rester calme pour sa famille, rester en bonne santé, ne pas faire exploser son couple… et par-dessus tout cela, la pression ressentie sur internet où nous sommes poussés à « profiter » du confinement pour apprendre de nouvelles choses, travailler sur soi… en fait la pression de devoir à tout prix « réussir » son confinement.Ce sont les commentaires de ce post qui m’ont, disons-le, énervée !

Les commentaires exprimaient de la surprise, insistaient sur le fait qu’eux se sentaient très positifs, qu’il était indispensable d’être positif et qu’il était impératif de voir cette crise comme une opportunité d’apprendre, d’avancer… de réussir quelque chose en somme.

Alors, soyons clairs : quoi que vous ressentiez durant cette crise, positif ou négatif, vous avez raison ! Vous avez entièrement le droit de vous sentir submergé.e, dépassé.e, débordé.e. Il faut dire qu’en termes de changement brutal et radical, nous sommes servis en ce moment, non ? Et vous avez aussi le droit de vous sentir très positif, de trouver que pour vous ce moment est une formidable opportunité. Car dans les deux cas, c’est VOTRE expérience et oui, elle peut être différente de celle des autres.

Juger ou critiquer ce que l’autre ressent et partir du principe que vos ressentis sont les seuls valides est totalement à côté de la plaque.  Si quelqu’un vous dit à quel point ils sont angoissé.e, submergé.e, fatigué.e ou autre, la dernière chose dont ils ont besoin est que vous commenciez à comparer avec ce que vous vous ressentez. Ils ne recherchent pas nécessairement votre avis ou votre opinion. Ils ont avant tout besoin d’être entendu.es, reconnu.es dans leur ressentis, respecté.es et oui, soutenu.es. Il n’est pas question ici de qui a tort ou raison.

Peut-être avons-nous besoin parfois de chaos et de nous sentir totalement dépassé.es pour laisser apparaître notre propre vérité ou une idée lumineuse, qu’elle soit pour notre propre vie ou qu’elle touche le monde entier. Donnez-vous ce temps et cette espace.

Si vous vous sentez positif.ve et constructif.ve, fabuleux ! Vérifiez bien ceci dit que votre sensation est réelle et profonde et pas le déni d’autre chose. Mais si c’est bien le cas et que vous trouvez votre chemin dans ce chaos, allez-y et construisez le monde de demain. Mais ayez du respect et de la compassion pour ceux qui ne sont pas (ou pas encore) à ce moment de leur vie. Car le processus est différent pour chacun.

En sophrologie, quand nous vous disons de respirer d’une certaine façon ou que nous vous proposons de visualiser quelque chose, nous ne vous disons pas que vous devez absolument aller bien. Ce que nous disons c’est : essayons ceci ensemble pour voir si cela peut aider… ou pas. Faisons quelques pas ensemble pour essayer de rendre le processus plus léger pour vous. Et quel que soit le résultat, il n’y a pas d’échec car votre expérience est valide et doit être entendue, reconnue et respectée, pas niée. Alors, ressentez, traversez ce que vous avez à traverser, vivez et soutenez-vous mutuellement en chemin.

Et si vous avez besoin d’aide pour mieux traverser cette crise, n’hésitez pas à faire appel à nous, nous pouvons vous soutenir, même à distance.